Traitement des objections

triater les objections
L'objection est une remarque négative, une critique ou une crainte exprimée par le client, qui fait obstacle à votre proposition. Il existe de nombreuses appellations, les objections de dissuasion et " bras de fer " sont parfois baptisées les objections prétextes ou non sincères. Les objections craintes sont appelées sincères non fondées. Les objections reproches sont qualifiées de fondées. Peu importe, voici les plus utilisées et le but qu’elles poursuivent.

Les règles d'or du traitement des objections: Laissez l'objection s'exprimer jusqu'au bout. Ne jamais couper la parole du client ! II faut valoriser l'objection. Ne lui dîtes jamais qu'il a tort ! Utilisez des «je comprends ", " tout à fait ", " vous avez raison ", " c'est exact ". N'hésitez pas à reformuler une objection. Faites preuve d'écoute active et d'empathie.


Rôle des objections

Dissuader et se débarrasser du vendeur.

Le client se méfie a priori des vendeurs et a peur de "se faire forcer la main" ou de " se faire avoir ". Il dira "ça ne m'intéresse pas" ou " je n'ai besoin de rien, je me renseigne seulement, je n'ai pas l'intention d'acheter", " je veux réfléchir, je vais voir avec mon mari "…

Mettre en difficulté le vendeur ou le déstabiliser.

Le client cherche ainsi à affirmer son pouvoir ou à obtenir une position de force pour la négociation. Voici des exemples d'expressions qualifiées parfois de " bras de fer " : " c'est de la mauvaise qualité votre produit, on ne peut pas avoir confiance dans votre entreprise ", " vos concurrents m'ont fait une meilleure offre ", " je vous en donne tel prix à prendre ou à laisser "….

L’objection crainte

qui reflète une inquiétude sincère du client. II ne demande qu'à être rassuré : "vous êtes sûr que c'est solide ?", "est-ce que votre entreprise est vraiment sérieuse? ", "est-ce que cette marque est fiable, et pour la garantie ? "…

L'objection reproche

qui comme l'objection crainte est sincère et ne correspond à aucune stratégie du client. Elle résulte par contre d'un défaut réel de votre offre, et constitue un véritable obstacle à l'achat : "vous demandez un règlement comptant alors qu'il est d'usage d'accorder des délais de paiement ", " vos tarifs ont augmenté de 15 %. Pourquoi une telle augmentation ? ", "Votre produit a été testé par Que Choisir et a obtenu une très mauvaise note "…

sommaire

En pratique…

La vente recèle d’outils simples et efficace qui sont très largement employés pour assurer un taux de transformation élevé entre chalands vers clients. Si vous avez l’occasion d’expérimenter une négociation dans un libre service assisté, comme par exemple Darty, vous devriez (si le point de vente est bien managé) reconnaître cette structure d’entretien, et vous allez être surpris de l’évidence du contre argument apporté par le vendeur.

Uneévidence

Une personne qui entre dans le magasin et achète directement l’article n’a pas besoin d’un vendeur, mais d’un manutentionnaire et d’une caissière. La vente n’existe que quand le client dit non, qu’il hésite et qu’il veut voir ailleurs. Des années de publicités, des prospectus, un site web, de la presse, une garantie de service, une livraison gratuite… tout cela a été mis en œuvre depuis des années pour que le chaland franchisse la porte du magasin, continuons par exemple avec Darty. Imaginez le cauchemar pour les fondateurs du même nom, d’assister à une discussion entre un client et un vendeur du type : « J’hésite entre deux appareils celui qui peut-être me convient le mieux est un peu cher », « Ils sont biens tous les deux, je vous conseille de vous décider et de revenir quand vous aurez les sous ! ».

Alorsque...

Alors qu’il suffirait d’interroger le client sur son usage, mettre en avant les caractéristiques les plus opportunes des deux appareils et de lui proposer un paiement différé et en en plusieurs fois sans frais… pour faire passer la probabilité d’achat de 0 à 80% ! Mais souvent dans la tête du vendeur peu formé, peu motivé, il y a tellement de gens qui entrent qu’il ne perçoit pas ce que peu engendrer comme marge la conquête de 8 clients rattrapables perdus sur 10, sans compter les retombées en terme d’image d’un accueil positif et avisé.
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